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martedì 9 dicembre 2014

Centrafrique : 850 000 personnes déplacées, selon le HCR

Afrik.com
Plus de 850 000 centrafricains vivent en dehors de leur foyer, un an après la prise de Bangui par les anti-balaka, selon le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies.
Cela fait maintenant un an qu’une coalition majoritairement chrétienne appelée anti-balaka reprenait la ville de Bangui des mains des rebelles de l’ex-Séléka. Les conflits qui perdurent en Centrafrique ont provoqué, à ce jour, le déplacement de près de 852 000 centrafricains, selon un communiqué du Haut commissariat au réfugiés (HCR) de l’ONU.

Un cinquième de la population
La situation en Centrafrique demeure instable malgré l’action des militaires internationaux pour le maintien de la paix. En octobre dernier, ces forces avaient violemment affronté des milices rebelles à l’intérieur du pays. Près d’un cinquième d’une population de 4,5 millions d’individus a été obligé de fuir les combats à l’intérieur de la Centrafrique et dans les pays limitrophes.

En 2014, plus de 187 000 réfugiés ont trouvé refuge dans les pays voisins. Actuellement 423 000 Centrafricains seraient réfugiés à l’étranger, selon le HCR, notamment au Cameroun, au Tchad. La République démocratique du Congo (RDC) a accueilli 70 000 centrafricains et le Congo voisin 20 000 personnes de la même nationalité.

mercoledì 16 luglio 2014

MSF dénonce un désastre humanitaire pour les réfugiés centrafricains

ITele
Si l'on en croit les chiffres alarmant publiés aujourd'hui par Médecins sans frontières, un tiers des familles de migrants centrafricains, ayant fui le conflit qui ravage le pays, ont perdu un membre de leur famille dans les violences. (photo : © AFP / Sia Kambou)

Depuis le début de la crise centrafricaine, précipitée par la chute du président François Bozizé en mars 2013, le pays est plongé dans une vague de violences interconfessionnelles sans précédent. D'après les chiffres des ONG, communiqués par nos confrères de l'AFP, 536.000 personnes auraient été déplacées en raison du conflit. De fait, ce dernier engendre une situation humanitaire « catastrophique » en République centrafricaine, mais aussi dans les camps des pays frontaliers, comme le Cameroun et le Tchad, où s'entassent des dizaines de milliers de réfugiés.

Toujours selon l'AFP, 95,6% des 2.208 décès constatés en RCA sont directement liés aux violences et concernent en "très grande majorité des hommes". Contraints à l'exil, les réfugiés paient également un lourd tribut, beaucoup d'entre eux n'ayant pas survécu aux voyages en raison notamment des attaques de convois. Présents dans divers camps de réfugiés au Tchad, les membres de Médecins sans frontières alertent sur la situation sanitaire, décrivant des Centrafricains "traumatisés, épuisés et dans des états nutritionnels inquiétants". D’ailleurs, l'une des problématiques majeures sur place reste la malnutrition des enfants.

giovedì 13 marzo 2014

Centrafrique : Le chemin de croix des… musulmans - L'exode forcé

Observator Paalga
A Bangui, les semaines passent et le décompte macabre se poursuit. Le week-end dernier, c’est dans le camp des habituels agresseurs que s’est déportée la violence. Dans la nuit de samedi à dimanche, quatre pillards ont été tués et deux civils blessés lors d’une altercation entre deux bandes rivales qui a dégénéré en fusillade. Les tirs ont été provoqués par une dispute pour le partage du butin de pillages perpétrés un peu plus tôt dans un quartier de la capitale.

On ne sait pas jusqu’où ira cette violence, ni combien de temps durera le règne de l’anarchie associée à celui de l’impunité. Ce week-end, c’était les arroseurs arrosés, mais qui sait quelles seront les victimes des prochains jours, dans un pays qui n’en a pas fini avec ses démons.

En effet, si la république centrafricaine semble être sortie du tourbillon de violence qui, il y a encore quelques semaines la secouait, il est néanmoins difficile pour les autorités de transition d’éradiquer la violence résiduelle qui, malgré la présence des Français de l’opération Sangaris et les Africains de la Misca, continue de sévir contre les personnes et leurs biens.

Mais si dans le drame qui se joue actuellement dans la patrie de Barthelemy Boganda, il y a quelque chose qui marquera durablement les esprits, c’est le dépeuplement forcé des musulmans de la capitale et de l’intérieur du pays. Sous d’autres cieux, on aurait parlé de nettoyage ethnique, mais comme on le sait, la Centrafrique s’est enfoncée dans l’enfer des tueries interreligieuses.

Après des mois d’exactions perpétrées par des rebelles majoritairement musulmans de la coalition Séléka essentiellement contre les chrétiens, des milices d’auto-défenses, les anti-balaka, se sont constituées en réaction.

Leur vengeance a été et reste terrible. Tel un cancer, alliant le meurtre et le pillage, elles se sont très vite attaquées aux anciens rebelles et aux musulmans d’une manière générale, au point de jeter sur les routes de l’exil des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants devenus du jour au lendemain de véritables cibles vivantes.

Pour emprunter au vocabulaire chrétien, c’est un long chemin de croix que subissent les populations musulmanes de Centrafrique, et l’on se demande qui viendra à leur secours… Et s’il est vrai qu’il ne reste qu’un petit millier voire même quelques centaines de disciples de Mohamed dans la capitale, on peut légitimement se demander si ceux qui sont partis pour sauver leur vie retourneront, une fois la paix revenue, dans cette vallée de larmes livrée à l’appétit vorace des pillards et des assassins.

Décidemment, la Centrafrique n’en a pas fini avec ses démons et pourrait même en attirer d’autres, car il faut craindre que face à l’impuissance des forces en présence, l’internationale djihadiste ne vole au secours de ses frères persécutés. Le nigérian Boko Haram s’était déjà signalé dans ce sens, avec ce que l’on peut imaginer comme déferlement de violence aveugle.
H. Marie Ouédraogo

sabato 4 gennaio 2014

Centrafrique : 1 million de déplacés ont fui les violences, selon l’ONU

AFRIK.COM
Les violences en Centrafrique ont provoqué près d’1 million de déplacés en Les violences en Centrafrique ont provoqué près d’1 million de déplacés en Centrafrique, a annoncé vendredi soir le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR).


Le chaos persiste en Centrafrique. Le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) a annoncé vendredi soir que les affrontements entre ex-rebelles de la Séléka et milices chrétiennes "anti-balaka" ont fait 935 000 déplacés, dont 200.000 ces derniers semaines. « Les attaques ciblées contre les civils, les pillages et la présence d’éléments armés dans certains sites accueillant des déplacés limitent l’accès des organisations humanitaires auprès des personnes ayant besoin d’une assistance urgente », d’après l’organisation onusienne.

60% des réfugiés sont des enfants
Selon le HCR, plus de 510 000 personnes sont actuellement hébergées dans 67 sites à Bangui, la capitale, ou au sein de familles d’accueil, ce qui représente plus de la moitié de la population totale de la capitale, ajoutant que 60% des déplacés sont des enfants. L’organisation souligne également que cette semaine, le nombre de déplacés arrivant à l’aéroport a presque doublé. On compte désormais quelque 100 000 personnes sur place.

Mission rude des humanitaires
Le HCR tire donc la sonnette, soulignant que « la distribution de matériel d’abri et d’autres articles de secours est devenue plus difficile. Il est difficile de mettre en oeuvre un système de distribution. Les agences humanitaires travaillent sur une réponse interinstitutions rapide en 30 jours pour les personnes déplacées dans ce site ».

Face à la situation sécuritaire qui se dégrade chaque jour un peu plus, Médecins sans frontières (MSF) a, de son côté, réduit son personnel dans le camp de déplacés de l’aéroport.

giovedì 29 agosto 2013

Centrafrique: apeurés, des milliers de civils se réfugient dans un aéroport

Le Monde Afrique
La fuite de milliers de civils réfugiés à l'aéroport international de Bangui, capitale de la République centrafricaine, après une attaque des rebelles, ne vient que confirmer un rapport de l'ONU publié il y a deux semaines sur l'étendue des exactions menées depuis mars par la junte militaire.

Les habitants d'un quartier proche de l'aéroport de M'poko ont commencé à fuirleur habitation mardi soir lorsque les rebelles ont tiré des coups de feu. Ils ont trouvé refuge à l'aéroport, provoquant une perturbation du trafic aérien et empêchant certains appareils d'atterrir. "Ils sont venus parce qu'ils avaient peur", a indiqué un responsable de maintien de la paix.

La République centrafricaine s'enfonce peu à peu dans le chaos depuis que les insurgés ont investi Bangui il y six mois, renversant le président François Bozizé et provoquant une vague de violences que le nouveau dirigeant du pays, Michel Djotodia, ne parvient pas à endiguer.

La Séléka, organisation regroupant cinq mouvements d'insurgés que Djotodia dirigeait autrefois, procède à des attaques régulières contre des villages et des quartiers de Bangui au motif de chercher des caches d'armes et des partisans de Bozizé.

LA SITUATION HUMANITAIRE SE DÉTERIORE
Dans son rapport, l'ONU fustige "l'impunité dont bénéficient largement les responsables de violences" et déplore "l'absence d'autorité judiciaire en dehors de Bangui". Environ 1,6 million de personnes ont un besoin urgent d'assistance et plus de 12 000 enfants souffrent déjà de "malnutrition aiguë". La crise a déplacé 206 000 personnes dans le pays et en a fait fuir 60 000 autres dans les pays voisins, dont 41 000 en République démocratique du Congo. Selon les organisations humanitaires, les rebelles sont responsables de pillages, d'actes de torture et d'exécutions sommaires.

Le président français, François Hollande, a appelé mardi 27 août le Conseil de sécurité de l'ONU et l'Union africaine à intervenir afin de stabiliser la situation dans le pays. Il recommande au Conseil de "soutenir pleinement" la nouvelle Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), une force de 3 600 hommes chargée d'aider le gouvernement centrafricain à sécuriser son territoire.