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venerdì 10 luglio 2015

Ethiopie: des journalistes blogueurs libérés après un an de prison

RFI
En Ethiopie, cinq journalistes blogueurs ont été libérés, mercredi, après un an de prison et 27 reports de leur procès pour incitation au terrorisme. Une libération qui intervient quelques semaines seulement avant la visite du président américain Barack Obama à Addis Abeba.
Les journalistes avaient été arrêtés en avril 2014, officiellement, selon le gouvernement éthiopien, pour tentative de stabilisation de l’Etat. Redwan Hussein, le ministre de la Communication, avait ajouté qu’ils n’étaient d’ailleurs pas journalistes, mais militants. Pourtant, après 27 reports de leur procès, l’accusation n’a jamais pu fournir d’éléments précis pour justifier les poursuites.

Parmi les cinq journalistes libérés, deux blogueurs écrivaient pour le site Zone 9, très critique sur la politique du pays. Ils auront passé un an en prison, accusés de terrorisme, comme la plupart des journalistes incarcérés en Ethiopie.

Visite de Barack Obama d'ici la fin du mois

Cette libération est-elle un geste de la part du gouvernement éthiopien avant la visite de Barack Obama le 26 juillet prochain ? Linda Thomas Grienfield, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines, déclarait le mois dernier à des journalistes que « les arrestations de journalistes, et les difficultés de l’opposition sont des sujets régulièrement abordés avec le gouvernement éthiopien ».

Le pays, peu tolérant en matière de droits humains, été classé 4e sur la liste des 10 pays où la censure est la plus forte par le Comité pour la protection des journalistes. Mais l’Ethiopie est aussi un allié de taille pour les Occidentaux en Afrique de l’Est, en particulier pour la lutte contre les shebabs.

Le combat des membres de Zone 9 n’est pas terminé puisque quatre autres blogueurs sont encore incarcérés à Addis-Abeba.

domenica 21 giugno 2015

Burundi: les enfants victimes de la crise. Nombreux enfants se sont donc retrouvés en première ligne lors des manifestations

RFI
L’Unicef craint la dégradation des conditions de vie des enfants depuis que le Burundi est plongé dans une grave crise suite à la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un 3e mandat, fortement contestée dans la rue, surtout dans la capitale Bujumbura, où la plupart des écoles sont toujours fermées. 

De nombreux enfants se sont donc retrouvés en première ligne lors des manifestations et au moins cinq sont tombés sous les balles de la police. Inadmissible, a jugé le représentant de l'Unicef au Burundi, alors que pouvoir et opposition se renvoient la responsabilité de ce drame.

La situation des enfants s'était fortement améliorée : près de 95% des enfants en âge d'être scolarisés vont à l'école, 4 sur 5 sont complètement vaccinés. Des progrès qui sont aujourd'hui en danger selon l'Unicef.

En cause, l'utilisation des enfants constatée par l'organisation de l'ONU dans des manifestations contre le 3e mandat du président burundais Pierre Nkurunziza, mais aussi la répression dont ils ont été victimes.

Aux yeux du représentant de l'Unicef, Johannes Wedenig, « la place des enfants n'est pas dans des manifestations, c'est inadmissible. C'est la responsabilité des parents, des communautés. Mais c'est aussi la responsabilité particulière des forces de sécurité, qui ont une obligation de protéger les enfants. Mais malheureusement, nous avons constaté qu'il avait au moins cinq enfants qui ont été tués par des balles. Et ça aussi c'est inadmissible. »

La police du Burundi assure qu'elle tirait en l'air, et accuse les manifestants d'avoir utilisé les enfants comme des boucliers humains. Selon son porte-parole, Pierre Nkurikiye, « qu'un enfant ait été touché par une balle perdue, c'est possible. Nous le regrettons, mais la grande faute revient aux manifestants, car chaque fois, ils mettaient devant les enfants ».

Mais l'opposition burundaise crie au mensonge. Elle rappelle que les forces de l'ordre se sont rendues coupables de graves crimes en tirant à l'arme automatique contre les contestataires. Quelque 70 personnes, en grande majorité des manifestants, ont été tuées par balle en un mois et demi de contestation du 3e mandat de Nkurunziza, selon une ONG locale.
Pierre Nkurunziza

lunedì 1 giugno 2015

Egypte - Mahienour el-Massry militante des droits de l'Homme condamnée à 15 mois de prison

AFP
Mahienour el-Massry est lauréate du prix français Ludovic-Trarieux 2014, décerné à un avocat
L'avocate égyptienne des droits de l'Homme Mahienour el-Massry a été condamnée dimanche en appel à 15 mois de prison pour avoir pénétré dans un commissariat et agressé des policiers en 2013, a indiqué un responsable de justice.
Mahienour el-Massry
A l'annonce du jugement, la militante, dont tous les recours sont désormais épuisés, a lancé "A bas le régime militaire".

L'armée a destitué en juillet 2013 le président islamiste Mohamed Morsi, premier chef de l'Etat élu d'Egypte. Depuis, l'ex-chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi a été élu à la présidence, et les partisans de M. Morsi - mais aussi les militants laïcs et de gauche - sont la cible d'une violente répression.

Mme el-Massry, lauréate du prix français Ludovic-Trarieux 2014, décerné chaque année à un avocat ayant illustré "la défense du respect des droits de l'Homme", avait été condamnée en février avec deux autres personnes par un tribunal d'Alexandrie à deux années de prison, décision dont elle avait fait appel.

L'avocat de la défense Mohamed Ramadan a précisé que les accusés avaient été arrêtés au moment où ils se rendaient dans un commissariat du Caire en mars 2013 pour s'enquérir du sort d'un autre avocat qui avait été arrêté.

"Il s'agit d'une décision politique contre tous ceux qui ont appelé (à la mobilisation) du 25 janvier", 2011 qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir, a ajouté Me Ramadan.

Mme el-Massry avait déjà été emprisonnée sous Moubarak, et sous Mohammed Morsi.

Dans une autre affaire, elle avait été condamnée à deux ans de prison en janvier pour avoir contrevenu à une loi sur les manifestations interdisant tout rassemblement sans autorisation préalable de la police. Cette peine a été suspendue en appel.

giovedì 25 dicembre 2014

Les étudiants bloqués à Gaza demandent à Israël la réouverture des points de passage

Info-Palestine.eu
Rasha Abou Jalal
Ville de Gaza, Bande de Gaza – La fermeture continue du passage frontalier de Rafah menace l’avenir des étudiants Palestiniens devant voyager à l’étranger pour poursuivre leurs études.


Cette situation a conduit à un mouvement estudiantin à Gaza qui appelle à la nécessité d’ouvrir le passage de Rafah sinon, le cas échéant, les autoriser à faire le voyage via le passage d’Erez qui est sous contrôle israélien.

Mohib Izz al-Din est un exemple parmi tant d’autres. Bloqué à Gaza, cet étudiant de 22 ans a réussi à obtenir une bourse d’études en Médecine en Ukraine. Cependant, la fermeture du passage frontalier de Rafah l’empêche d’avancer dans ses études.

Il raconte à Al-Monitor : « Nous comprenons parfaitement que la situation sécuritaire dans le Sinaï est compliquée, néanmoins, les autorités égyptiennes doivent elles aussi comprendre que nous avons droit à l’éducation et de ce fait, l’obligation d’atteindre nos universités. Nous, étudiants Palestiniens, ne représentons aucune menace pour la souveraineté et la sécurité égyptienne. »

Et d’ajouter : « Mon Visa pour l’Ukraine expire dans sept jours. Si je reste bloqué, le billet et son prix que j’ai dû emprunter à des proches partiront en fumée. Et ce n’est pas tout, la nouvelle année universitaire a déjà commencé et je ne suis pas en mesure de rattraper le retard, ce qui bouleversera nettement et sensiblement mes résultats et mon niveau. »

« Pourquoi sommes-nous interdits de voyager pour poursuivre nos études? Le droit international ne garantit-il pas les droits de chacun à étudier là où il souhaite? » s’indigne Izz al-Din.

Bassam Jadallah est un autre étudiant qui souffre du verrouillage des passages frontaliers. Si cela persiste, il craint que son diplôme et son cursus ne soient remis en cause, c’est pourquoi, il a décidé de créer une page sur les sites des réseaux sociaux pour mobiliser et appeler les étudiants bloqués à organiser un sit-in.

Dans son interview avec Al-Monitor, Jadallah a expliqué : « Les promesses ne manquent jamais. Cela fait plus de deux mois qu’on nous promet la réouverture de Rafah. Pourtant, rien n’a changé et nous réalisons que les autorités égyptiennes n’accordent aucune importance à n’importe quel besoin humanitaire palestinien. C’est dans cette optique que nos regards se tournent désormais vers l’option du passage d’Erez. »

Jadallah dit avoir collecté 1500 demandes d’étudiants pris au piège à Gaza, qu’il a ensuite transmis au Département des Affaires Civiles Palestiniennes, chargé de l’enregistrement des citoyens désireux de voyager par le passage d’Erez. « Toutefois, à ce jour, aucune décision nous autorisant à voyager à travers Erez ne nous a été délivrée, notamment à cause des complications énormes qu’Israël impose à ceux qui veulent traverser le passage, » souligne Jadallah.

Selon le Centre Juridique pour la Liberté de Circulation, Gisha, « Depuis mars 2006, la politique adoptée par Israël empêche les habitants de Gaza de traverser le passage d’Erez, à l’exception des cas humanitaires jugés extrêmes et exceptionnels. »

Le Centre ajoute : « Depuis juillet 2010, le nombre de Gazaouis enregistrés à Erez a atteint les 3000 citoyens par mois. Il s’agit principalement de commerçants et de malades voyageant avec leurs accompagnateurs afin de se faire soigner dans les hôpitaux d’Israël et de Cisjordanie. Ce chiffre a considérablement baissé depuis le déclenchement de la Seconde Intifada où, à l’été 2000, les Palestiniens circulant par Erez étaient estimés à plus de 26000. »

Pour Jadallah, la fermeture du passage frontalier de Rafah ne fait que compliquer le voyage et le déplacement des étudiants. Il explique : « Dans le cas où le passage d’Erez nous est ouvert, nous devrons d’abord traverser le territoire israélien et la Cisjordanie pour entamer de nouvelles procédures qui nous emmèneront en Jordanie. Tout cela pour que nous puissions à la fin rejoindre un aéroport à partir duquel nous voyagerons vers nos différentes universités étrangères. »

C’est donc le 20 novembre que Jadallah, en compagnie d’une dizaine d’autres étudiants bloqués, a protesté devant le Département des Affaires Civiles du Ministère des Affaires Étrangères. Les protestataires ont demandé au Président Palestinien Mahmoud Abbas d’intervenir en leur faveur pour qu’ils puissent voyager, dans les meilleurs délais, via le passage israélien.

Ils ont également brandi des banderoles où les slogans appelaient le Secrétaire-Général de l’ONU, Ban Ki-Moon, à intervenir pour mettre fin à leur souffrance et à œuvrer sérieusement à résoudre leur cause humanitaire.

Par ailleurs, une source officielle du Département des Affaires Sociales à Gaza a confié à al-Monitor : « Les Palestiniens autorisés à voyager à travers le passage d’Erez sont principalement des malades, des commerçants et des personnes de nationalités étrangères. »

La source qui a requis l’anonymat a poursuivi : « S’agissant des étudiants restés bloqués à Gaza, des discussions intensives entre la direction de l’Autorité Palestinienne et les autorités israéliennes sont en cours. L’enjeu est de permettre à ces étudiants de traverser Erez. Bien qu’aucun résultat n’ait à ce jour mené à une décision sérieuse, la partie israélienne a promis d’étudier le cas. »

La source a expliqué qu’ « Israël pourrait donner son accord pour certains étudiants et rejeter les demandes des autres. La question de qui peut voyager via Erez est soumise aux standards israéliens qui s’inscrivent souvent dans le cadre des prétextes liés à la sécurité. »

Rami Abdo, directeur du Réseau Euro-Méditerranéen pour les Droits de l’Homme à Gaza, a expliqué à al-Monitor : « Nous référant au droit international qui garantit le droit à l’éducation de chacun, nous estimons que le droit des étudiants palestiniens doit être protégé et préservé et que les points de passage doivent être ouverts afin de leur permettre de voyager et de ne pas se voir refuser le droit à l’éducation. »

Abdo a ajouté que les étudiants disposent du droit de voyager via le passage d’Erez, néanmoins, il confirme qu’Israël utilise des « prétextes peu convaincants liés à sa sécurité, » rien que pour empêcher les Gazaouis, toutes catégories sociales confondues, de voyager, chose qui le rend responsable juridiquement du blocage des citoyens car il doit assumer sa responsabilité envers le peuple palestinien sous occupation.

Il a également appelé la communauté internationale à « assumer sa responsabilité quant à la fermeture des passages dans la Bande de Gaza, à mesurer la nécessité d’exercer la pression sur Israël, à ne pas faire la sourde oreille et rester les bras croisés devant ce qui se passe, à ne pas permettre à Israël de punir les civils et à continuer d’accomplir ses tâches et fonctions qu’elle ne cesse de prôner en termes du besoin de l’application et du maintien des droits de l’homme. »

  • sabato 24 maggio 2014

    Guinée - A Conakry, visite ministérielle dans une prison jugée indigne

    RFI
    La prison civile de Conakry ne rempli plus les normes de détention légales, selon le ministre guinéen des Droits de l'homme, Kalifa Gassama Diaby, qui a y a effectué cette semaine une visite surprise. Parmi les abus qu’il a constatés : des détentions prolongées sans jugement.


    Au terme d’une visite surprise qui a duré quatre heures dans cette maison de détention, le ministre guinéen des Droits de l’Homme et des Libertés publiques Kalifa Gassama Diaby n’en croyait pas ses yeux. Il a été profondément marqué par les abus, les conditions de détention et la situation de délabrement avancé de ce centre de détention, dont il juge qu’il n’est pas digne d’un état de droit. « C’est une prison qui ne répond pas aux conditions de dignité ! C’est quelque chose de très regrettable. Nous sommes engagés à tout mettre en œuvre pour changer cette réalité qui n’est pas digne de la condition humaine », martèle le ministre.

    « Un véritable mouroir »
    Il a notamment souligné l’existence de détentions prolongées sans jugement, dans ce centre où les droits les plus élémentaires sont quotidiennement bafoués. «Nous avons effectivement constaté dans cette prison une réalité qui est problématique en matière de droits de l’homme, en matière d’Etat de droit : ce sont des détentions excessives. Vous avez des gens qui sont détenus depuis des années ! »

    Un ancien pensionnaire de cette prison témoigne des conditions de vie des détenus : « Des êtres humains sont abandonnés en cellule. C’est un véritable mouroir. Vous voyez des gens squelettiques dormir à même le sol, à côté des bêtes, des cancrelats... Il y en a même qui en mangent, juste pour survivre… »

    venerdì 4 aprile 2014

    Maroc : la Caritas dénonce des déplacements forcés de migrants

    Secours Catholique
    « Les actions d’accompagnement mises en œuvre par nos associations sont inadaptées à ce que nous considérons comme une crise humanitaire, survenue en pleine capitale », dénoncent les ONG marocaines.
    Depuis le début du mois de décembre 2013, nos organisations ont constaté l’arrivée quotidienne de dizaines, puis de centaines de migrants (dont des mineurs) déposés dans divers lieux de l’agglomération de Rabat (notamment la gare de Kamra) par des bus réquisitionnés par les forces de l’ordre en provenance des régions environnant les enclaves espagnoles de Sebta et Melilla.


    Si certaines de ces personnes reconnaissent avoir été interpellées lors d’une tentative de franchissement de la frontière avec Sebta et Melilla, nombre d’entre elles témoignent avoir été arrêtées dans la rue, sur leur lieu de résidence en forêt ou en territoire espagnol. Nous n’avons pas obtenu jusqu’ici d’explication officielle sur les motivations de ces pratiques de “déplacement forcé” en dehors de toute procédure judiciaire individuelle.
    Le centre d’accueil migrants de Caritas obligé de fermer

    Parmi ces personnes, laissées sans-abri sur Rabat, nous portons assistance à un nombre croissant de blessés présentant des fractures et divers traumatismes qu’ils attribuent en grande partie à des violences exercées par les Forces auxiliaires marocaines ou la Guardia civil lors de l’arrestation.

    Les actions d’accompagnement mises en œuvre par nos associations sont inadaptées à ce que nous considérons comme une crise humanitaire, survenue en pleine capitale. Illustrant l’ampleur du phénomène, le centre d’accueil migrants de Caritas qui a accompagné plus de 16 000 migrants à Rabat depuis 2005 a fermé ses portes durablement depuis le 24 mars 2014, ne pouvant faire face à une sur-fréquentation inégalée (une centaine d’arrivées/jour) et des situations médicales (blessés graves et nombreux) dont la prise en charge dépasse ses capacités.

    Tout en rappelant les recommandations fondamentales issues du rapport du Conseil national des droits de l’homme sur la situation des migrants et réfugiés au Maroc en référence auquel Sa Majesté le Roi Mohammed VI a posé les bases d’une nouvelle politique migratoire, respectueuse des droits de l’homme [1], nous demandons :

    Aux autorités marocaines en charge de la sécurisation des frontières que des instructions soient données dans les plus brefs délais aux forces de l’ordre en sorte de mettre un terme aux violences lors des interpellations, de garantir le respect des procédures individuelles et d’interrompre ces “déplacements forcés” à l’intérieur du pays.

    Aux autorités espagnoles, de mettre un terme aux expulsions illégales vers le Maroc des migrants entrés dans les enclaves, de veiller à ce que la coopération avec le Royaume du Maroc en matière de gestion des frontières s’inscrive dans le plus strict respect des deux législations nationales et du droit international, et de rappeler à ses services de police l’interdiction d’usage de la violence envers les migrants.

    Au Conseil national des droits de l’homme au Maroc et à l’Organisation des Nations unies de missionner des observateurs internationaux, de part et d’autre des frontières de Ceuta et Melilla, afin de relever les violences et violations graves de droit dont les migrants sont l’objet et de les porter à la connaissance des autorités concernées.

    Et dans l’immédiat, pour pallier l’arrêt contraint des activités du Centre d’accueil migrants de Caritas, nous demandons aux autorités sanitaires à l’échelle régionale (de Rabat et des autres villes de destination des bus conduisant des migrants arrêtés dans le Nord), tout en étant conscient des moyens limités des structures publiques, de mettre en place un dispositif d’orientation et de prise en charge afin que les soins nécessaires soient dispensés aux personnes blessées et aux institutions en charge de la protection de l’Enfance, qu’une assistance adaptée soit prévue en particulier pour les mineurs non accompagnés.

    Organisations signataires
     - Amane
     - Association de Lutte Contre le Sida (ALCS)
     - Caritas Maroc
     - Association Lumière sur l’Émigration Clandestine au Maroc (Alecma)
     - Comité d’Entraide International (CEI) 
     - Conseil des Migrants Subsahariens au Maroc (CMSM)
     - Groupe d’Accompagnement et de Défense des Étrangers et Migrants (Gadem)
     - Fondation Orient Occident (FOO)
     - Oum el Banine
     - Terre des Hommes

    mercoledì 26 marzo 2014

    Les peines de mort en masse en Egypte violent le droit international selon l'ONU

    www.peinedemort.org
    Geneve - Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a affirmé mardi que la condamnation à mort, en masse, de 529 partisans du président islamiste destitué Mohamed Morsi par la justice en Egypte viole le droit international.
    Le nombre stupéfiant de personnes condamnées à mort dans cette affaire est sans précédent dans l'Histoire récente. L'imposition en masse de la peine de mort après un procès qui a été marqué par des irrégularités de procédure est une violation du droit international des droits de l'Homme, a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat, Rupert Colville, lors d'un point presse.

    Selon le droit international, la peine de mort ne peut être prononcée qu'après un procès équitable et dans le respect des procédures, a-t-il souligné.

    Or, a-t-il relevé, un procès de masse de 529 personnes qui a duré deux jours ne peut pas avoir répondu aux exigences les plus fondamentales d'un procès équitable.

    Il a en outre dénoncé le fait que la majorité des accusés n'étaient pas présents à leur procès.

    Ces faits constituent une violation de l'article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques n'ont pas été respectés, constitue , a insisté M. Colville.

    Sur les 529 condamnés à la peine capitale dès la seconde audience de ce procès en première instance ouvert samedi à al-Minya, au sud du Caire, seuls 153 sont en détention, les autres étant en fuite. Dix-sept autres accusés ont été acquittés.

    Ils étaient poursuivis pour leur rôle présumé dans les violences qui ont suivi la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi en juillet dernier.

    Le porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'Homme a souligné que les charges exactes retenues contre chacun des accusés ne sont pas claires car elles n'ont pas été lues.

    Il a également indiqué que les avocats ont dit ne pas avoir eu suffisamment accès à leurs clients. En outre, selon des témoins présents au procès, le juge n'a pas appelé chaque accusé par son nom, ce qui constitue une irrégularité, selon l'ONU.

    D'après l'ONU, la peine de mort ne peut être appliquée que lorsqu'il s'agit des crimes les plus graves, ce qui n'est pas le cas de l'appartenance à un groupe politique illégal ou la participation à des manifestations, a considéré M. Colville.

    giovedì 13 marzo 2014

    Centrafrique : Le chemin de croix des… musulmans - L'exode forcé

    Observator Paalga
    A Bangui, les semaines passent et le décompte macabre se poursuit. Le week-end dernier, c’est dans le camp des habituels agresseurs que s’est déportée la violence. Dans la nuit de samedi à dimanche, quatre pillards ont été tués et deux civils blessés lors d’une altercation entre deux bandes rivales qui a dégénéré en fusillade. Les tirs ont été provoqués par une dispute pour le partage du butin de pillages perpétrés un peu plus tôt dans un quartier de la capitale.

    On ne sait pas jusqu’où ira cette violence, ni combien de temps durera le règne de l’anarchie associée à celui de l’impunité. Ce week-end, c’était les arroseurs arrosés, mais qui sait quelles seront les victimes des prochains jours, dans un pays qui n’en a pas fini avec ses démons.

    En effet, si la république centrafricaine semble être sortie du tourbillon de violence qui, il y a encore quelques semaines la secouait, il est néanmoins difficile pour les autorités de transition d’éradiquer la violence résiduelle qui, malgré la présence des Français de l’opération Sangaris et les Africains de la Misca, continue de sévir contre les personnes et leurs biens.

    Mais si dans le drame qui se joue actuellement dans la patrie de Barthelemy Boganda, il y a quelque chose qui marquera durablement les esprits, c’est le dépeuplement forcé des musulmans de la capitale et de l’intérieur du pays. Sous d’autres cieux, on aurait parlé de nettoyage ethnique, mais comme on le sait, la Centrafrique s’est enfoncée dans l’enfer des tueries interreligieuses.

    Après des mois d’exactions perpétrées par des rebelles majoritairement musulmans de la coalition Séléka essentiellement contre les chrétiens, des milices d’auto-défenses, les anti-balaka, se sont constituées en réaction.

    Leur vengeance a été et reste terrible. Tel un cancer, alliant le meurtre et le pillage, elles se sont très vite attaquées aux anciens rebelles et aux musulmans d’une manière générale, au point de jeter sur les routes de l’exil des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants devenus du jour au lendemain de véritables cibles vivantes.

    Pour emprunter au vocabulaire chrétien, c’est un long chemin de croix que subissent les populations musulmanes de Centrafrique, et l’on se demande qui viendra à leur secours… Et s’il est vrai qu’il ne reste qu’un petit millier voire même quelques centaines de disciples de Mohamed dans la capitale, on peut légitimement se demander si ceux qui sont partis pour sauver leur vie retourneront, une fois la paix revenue, dans cette vallée de larmes livrée à l’appétit vorace des pillards et des assassins.

    Décidemment, la Centrafrique n’en a pas fini avec ses démons et pourrait même en attirer d’autres, car il faut craindre que face à l’impuissance des forces en présence, l’internationale djihadiste ne vole au secours de ses frères persécutés. Le nigérian Boko Haram s’était déjà signalé dans ce sens, avec ce que l’on peut imaginer comme déferlement de violence aveugle.
    H. Marie Ouédraogo

    sabato 26 ottobre 2013

    Afrique: Appel à une Session Extraordinaire du Conseil des droits le l'homme sur les droits des migrants en mer

    Human Rights Watch
    Washington, DC
    COMMUNIQUÉ DE PRESSE
    Madame/ Monsieur l'Ambassadeur,Nous vous écrivons afin de demander à votre délégation d'envisager de manière urgente de demander la tenue d'une Session Extraordinaire du Conseil des droits de l'homme sur les droits des migrants en mer. L'évènement dévastateur de Lampedusa parle de lui-même, et appelle à une réponse sérieuse au niveau international.
    De telles tragédies ne se limitent malheureusement pas à l'Europe: le 27 septembre, un bateau à destination de l'Australie a chaviré au large de l'Indonésie, faisant au moins 30 morts, dont des enfants.

    Une Session Extraordinaire pourrait offrir au Conseil des droits de l'homme l'opportunité de demander à un groupe de Procédures spéciales de développer des lignes directrices sur la manière de renforcer la protection des migrants en mer et d'empêcher les violations de leurs droits.

    Le droit international et son application aux migrants en mer contient plusieurs zones d'ombres qui gagneraient à être clarifiées par des experts des droits de l'homme de l'ONU.De telles lignes directrices permettraient de clarifier la responsabilité et les obligations des Etats vis-à-vis des migrants en mer, et pourraient permettre d'empêcher d'autres tragédies. Elles seraient en outre très utiles aux ONG comme HRW qui travaillent sur ces questions.

    Nous utiliserions ces lignes directrices pour pousser les gouvernements et l'Union Européenne à se conformer à leurs obligations en vertu du droit international et à prendre toutes les mesures nécessaires afin de minimiser les pertes en vies humaines. Comme vous le savez, l'UE examine actuellement les méthodes qu'elle pourrait adopter afin de renforcer sa réponse à cette question.

    Ces lignes directrices permettraient d'orienter ces discussions en indiquant quelles sont les normes de protection adéquates et quelles mesures de prévention sont nécessaires.

    Nos recherches dans des situations particulières ont mis à jour l'existence de dissuasions des navires commerciaux de répondre à leur obligation juridique de prêter assistance aux personnes en péril en mer.

    domenica 22 settembre 2013

    Yémen : un homme condamné à être amputé d'une main et d'un pied pour vol à main armée

    Amnesty International
    La condamnation à l'amputation « croisée » a été prononcée dimanche 15 septembre par le tribunal pénal spécial de Sanaa. L'accusé peut faire appel de la sentence, qui prévoit l'amputation de la main droite et du pied gauche.
    La condamnation de dimanche est la première amputation croisée signalée au Yémen depuis plus de 10 ans.

    L'accusé a été déclaré coupable de coups et blessures volontaires et d'avoir tendu une embuscade à un homme qui transportait des espèces dans sa voiture. Six autres hommes ont été condamnés à des peines d'emprisonnement allant de douze mois à quatre ans pour banditisme, vol et association de malfaiteurs.

    La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques interdisent la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, dont les châtiments corporels. Le Yémen est partie à ces deux traités. Toutefois, son Code pénal prévoit toujours des châtiments corporels, dont l'amputation et la flagellation, pour certains crimes relevant de houdoud spécifiés par la loi islamique.

    Aux termes du droit Yémenite, la peine d'amputation de la main droite au niveau du poignet est appliquée dans le cas d'un vol qui remplit les conditions d'une peine de houdoud. En cas de récidive, la peine prévue est l'amputation du pied gauche à la cheville. Une nouvelle récidive est punie de 15 années d'emprisonnement.

    Les tribunaux yéménites continuent en outre à prononcer des peines de flagellation, ce qui est contraire aux obligations du Yémen aux termes du droit international.

    Investis d'un grand pouvoir discrétionnaire, les juges yéménites sont habilités à imposer des châtiments corporels, ce qui fait craindre qu'ils ne les prononcent de manière inégale et discriminatoire à l'encontre de personnes issues de groupes minoritaires ou défavorisés.