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sabato 25 aprile 2015

France - Mobilisation urgente pour sauver Serge Atlaoui et tous les condamnés à mort en Indonésie

Amnesty International
Communiqué interassociatif*
« Il est urgent de mobiliser la communauté internationale, plusieurs pays sont concernés par le problème de la peine de mort en Indonésie », confie Sabine Atlaoui, l’épouse de Serge Atlaoui, condamné à mort français dont le recours a été rejeté par la Cour suprême d’Indonésie.  
A l’initiative de 18 organisations de défense des droits de l’homme,  un rassemblement sera organisé le samedi 25 avril prochain à 15h :
  • Place Edmond Michelet, 75004 Paris, à proximité immédiate de Beaubourg ;
 « Nous nous battrons jusqu’au bout pour mobiliser les responsables politiques et la société civile. Les condamnés à mort ont le droit de se défendre. Nous espérons encore que, sous une forte pression internationale, les autorités indonésiennes accepteront de réviser les procès de Serge Atlaoui et des autres condamnés à mort en Indonésie », déclare Raphaël Chenuil-Hazan, directeur d’Ensemble contre la peine de mort et coordinateur de la campagne. 
Rappel des faits : 
Serge Atlaoui a été arrêté en 2005 dans un laboratoire clandestin destiné à la production d'ecstasy. La Cour suprême indonésienne l’a condamné à mort en 2007. Serge Atlaoui a toujours clamé son innocence.
Le 1er avril 2015, lors de l’audience préliminaire qui examinait la demande en révision de son procès – ultime recours possible – la Cour de Tangerang a donné un avis favorable à la Cour suprême, tout en   acceptant les nouveaux témoignages présentés par la défense. Le 21 avril dernier, la Cour suprême a refusé de réviser le procès de Serge Atlaoui, estimant qu’il n’y avait pas de nouveaux éléments. Le recours du ghanéen Martine Anderson, lui aussi dans les couloirs de la mort pour trafic de drogue, a également été rejeté. 
Le nom de Serge Atlaoui est cité dans une liste de condamnés à mort qui seraient exécutés prochainement.
Si Serge Atlaoui était exécuté, cela ferait de lui le premier français exécuté depuis 38 ans.
Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT France), Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme (AEDH), Agir pour les Droits de l’Homme (ADH), Amnesty international, Collectif Libérons Mumia, Communauté de Sant’Egidio, Ensemble contre la peine de mort (ECPM), Ordre des avocats de Paris, Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (FIACAT), Fédération des Associations Réflexion-Action, Prison Et Justice (FARAPEJ), Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), Fédération Nationale des Unions des Jeunes Avocats (FNUJA), Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Lutte pour la justice (LPJ), Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), Poster for Tomorrow. Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme (RAIDH), Save Innocents, Union internationale des avocats (UIA)

mercoledì 18 febbraio 2015

Indonésie - peine de mort: sursis pour deux Australiens, incertitudes pour d'autres étrangers

AFP
Jakarta - Deux Australiens condamnés à mort en Indonésie ne seront pas transférés comme prévu cette semaine dans une prison de Java en vue de leur exécution, a indiqué mardi le parquet général, alors que le sort d'autres étrangers dont un Français est toujours incertain.

Andrew Chan, 31 ans, et Myuran Sukumaran, 33 ans, deux Australiens condamnés en 2006 à la peine capitale pour avoir dirigé un réseau de trafiquants d'héroïne entre l'île touristique de Bali, où ils sont incarcérés, et l'Australie, devaient être transférés initialement cette semaine vers une prison de haute sécurité.

Mais "cela a été reporté. Le transfert n'aura pas lieu cette semaine", a déclaré à l'AFP Tony Spontana, porte-parole du parquet général à Jakarta, sur fond d'intenses pressions des autorités australiennes farouchement opposées à l'exécution de leurs deux ressortissants.

"Le transfert des condamnés aura lieu au plus près de la date d'exécution", qui n'a pas encore été fixée, a-t-il ajouté, expliquant que le gouvernement australien avait demandé davantage de temps pour permettre aux familles de voir plus longtemps leurs proches.

Les deux Australiens figurent sur la liste des prochains condamnés à mort appelés à être fusillés, de même que d'autres étrangers, mais dont les nationalités n'ont toujours pas été révélées par les autorités indonésiennes.

Des dizaines d'Indonésiens et d'étrangers d'une quinzaine de pays condamnés à la peine capitale pour des affaires de stupéfiants sont dans le couloir de la mort en Indonésie, pays dont la législation en matière de drogue est l'une des plus sévère au monde.

Parmi eux, le Français Serge Atlaoui, condamné en 2007. Il a déposé la semaine dernière une demande en révision du procès devant un tribunal de la banlieue de Jakarta, après avoir vu son recours en grâce rejeté.

"Le tribunal a accepté d'examiner la demande", a déclaré mardi à l'AFP son avocate, Nancy Juliana, ajoutant ne pas savoir si son client figurait sur la liste des prochaines condamnés devant être exécutés.

La législation indonésienne prévoit qu'un condamné à mort peut être exécuté à tout moment une fois que sa demande de grâce présidentielle a été rejetée, même lorsque qu'une ultime procédure est en cours devant un tribunal.

Le nouveau président indonésien, Joko Widodo, surnommé Jokowi, a fait savoir peu après son arrivée au pouvoir en octobre qu'aucune grâce ne serait accordée aux condamnés à mort dans les affaires de trafic de drogue. Il estime que son pays est dans une situation d'état d'urgence en matière de stupéfiants, avec la mort de dizaines de jeunes chaque jour.

Pour la première fois depuis 2013, six condamnés à mort, parmi lesquels cinq étrangers, ont été exécutés le 18 janvier en Indonésie, provoquant de vives réactions de pays concernés.

giovedì 12 febbraio 2015

Indonésie: feu vert pour l'exécution de deux Australiens condamnés à mort

AFP
Denpasar (Indonésie) - Les autorités indonésiennes ont donné leur feu vert pour le transfert de deux Australiens condamnés à mort pour trafic de drogue et incarcérés à Bali, vers une prison d'une autre île pour leur exécution prochaine, a indiqué un responsable local.
Le chef du parquet de Bali, Momock Bambang Samiarso, a déclaré à des journalistes qu'il y avait une "autorisation de transfèrement le plus tôt possible" des deux détenus dans une prison d'une autre île en vue de leur exécution, ajoutant que le lieu et la date de l'exécution n'étaient pas encore connus.

"Le plus tôt sera le mieux", a-t-il dit.

Les avocats des deux Australiens, Andrew Chan et Myuran Sukumaran, avaient déposé mercredi un rarissime et ultime recours contre le refus du président indonésien de gracier les deux hommes arrêtés en 2005 sur l'île touristique de Bali et condamnés à mort l'année suivante pour tentative de contrebande d'héroïne en Indonésie. Ils étaient à la tête d'un réseau de trafiquants surnommé "Les neuf de Bali".

Le nouveau président indonésien, Joko Widodo, surnommé Jokowi, a fait savoir peu après son arrivée au pouvoir en octobre qu'aucune grâce ne serait accordée aux condamnés à mort pour trafic de drogue, estimant que son pays était dans une situation d'état d'urgence en matière de stupéfiants, à l'origine de la mort de dizaines de jeunes chaque jour.

Depuis plusieurs semaines, les autorités australiennes accentuent leur pression sur l'Indonésie pour tenter de faire épargner la vie de leurs deux ressortissants. La ministre des Affaires étrangères, Julie Bishop, a ainsi déclaré jeudi devant le Parlement australien que leur exécution serait "une grave injustice".

Des dizaines d'Indonésiens et d'étrangers condamnés à la peine capitale pour des affaires de stupéfiants, parmi lesquels le Français Serge Atlaoui, sont dans le "couloir de la mort" en Indonésie, un pays dont la législation en la matière est l'une des plus sévères au monde.

Pour la première fois depuis 2013, six condamnés à mort ont été exécutés le 18 janvier. Parmi eux figuraient cinq étrangers. D'autres exécutions sont attendues dans les mois qui viennent.

venerdì 6 febbraio 2015

Le Français Serge Atlaoui parmi les prochains condamnés exécutés en Indonésie

RTL
Sabine Atlaoui, femme du seul condamné à mort français dans le monde, est sortie de son silence. Elle confie qu'elle "garde espoir" malgré le contexte très difficile pour elle et sa famille.

Serge Atlaoui
Serge Atlaoui est à ce jour le seul Français au monde à être condamné à mort. Accusé d'avoir participé à un trafic de drogue, il a été condamné à mort par la justice indonésienne.

Aujourd'hui, sa femme redoute une accélération prochaine des événements puisque Serge Atlaoui, selon les déclarations du ministre de la Justice, figure sur la liste des onze condamnés qui seront prochainement exécutés en Indonésie.

Six condamnés ont été exécutés début janvier après que le président indonésien nouvellement élu, Joko Widodo, a rejeté leur recours en grâce et affirmé son opposition à toute mesure de clémence en faveur des trafiquants de drogue.

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, devrait se rendre en Indonésie prochainement.

Restée dans le silence de nombreuses années, Sabine, l'épouse de Serge Atlaoui, a pris ce vendredi la parole sur RTL, et confie qu'elle garde espoir malgré la difficulté de la situation.

sabato 23 novembre 2013

Hong Kong : des milliers d'Indonésiennes victimes de traite et d'esclavage domestique

Amnesty International
Dans son rapport, «Exploited for Profit, Failed by Governments», Amnesty International montre comment des agences de recrutement indonésiennes et des agents de placement à Hong Kong se livrent à la traite de femmes indonésiennes dans le but de les exploiter et de les soumettre au travail forcé.
Travailleuses migrantes indonésiennes
 à Hong Kong © AI
On compte plus de 300 000 employés de maison étrangers à Hong Kong ; environ la moitié de ces personnes sont originaires d'Indonésie, et il s'agit dans une immense majorité de femmes.

Attirées par la promesse d'emplois bien rémunérés, ces femmes se retrouvent confrontées à une toute autre réalité.
Enfermées dans le cercle vicieux du travail forcé

En Indonésie, les personnes souhaitant être embauchées comme employées de maison à l’étranger sont obligées de passer par des agences agrées par le gouvernement, notamment pour une formation préalable à leur départ.
Lestari, 29 ans, a décrit ce qui s’est passé lorsqu'elle est arrivée au centre de formation : «J’étais sous le choc. Il y avait de grandes clôtures tout autour et toutes les femmes avaient les cheveux courts. On m’a donné un bout de papier avec quelque chose d’écrit en anglais. Je suis seulement arrivée à lire le nombre 27 millions. Le personnel m’a dit : " Vous devez signer ". Nous étions une trentaine ; nous avons fait comme on nous a dit. Après, ils ont expliqué " Ce que vous avez signé signifie que si vous décidez de partir, vous devrez nous payer 27 millions de roupies [soit environ 2 000 euros]. »
Systématiquement, ces agences, et les négociateurs qui interviennent en leur nom, trompent ces femmes au sujet des frais qu’elles devront verser et des salaires.
Ils confisquent leurs papiers d’identité et d’autres biens à titre de caution, et leur facturent des frais dont le montant excède ce qui est prévu par la loi. L'intégralité des frais doit être versée au début de la formation, d’où les lourdes dettes contractées par les femmes qui veulent se retirer.
"Les agents de recrutement et de placement portent atteinte de manière flagrante à des lois conçues pour protéger des abus les migrantes travaillant comme employées de maison. Du fait de l’inaction quasi-totale des autorités hongkongaises et indonésiennes, ces femmes continuent à être exploitées, sacrifiées sur l’autel du profit »

Norma Kang Muico, spécialiste du droit des migrants d'Amnesty International pour la région Asie-Pacifique.
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