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domenica 31 gennaio 2016

Petition against the Death Penalty in Belarus - Sign

Capital punishment in Belarus, analytics, Petition against the Death Penalty in Belarus
Belarus is the last country in Europe and former Soviet Union that is still carrying out the death penalty. Amnesty International, Human Rights Centre “Viasna”, Belarusian Helsinki Committee and other human rights defenders in Belarus oppose the death penalty in all cases without exception. The death penalty is a violation of the right to life, guaranteed by the Constitution of Belarus and the Universal Declaration of Human Rights. Nothing can justify the purposeful and ruthless taking of a human life by State.

The death penalty is a destructive and divisive public policy that has been shown to have no special deterrent effect on crime. It distracts from effective measures being taken against criminality through promoting simplistic responses to complex human problems. It denies the possibility of rehabilitation and reconciliation. It prolongs the suffering of the murder victim’s family, and extends that suffering to the relatives of the condemned prisoner. Amnesty International, Human Rights Centre “Viasna”, Belarusian Helsinki Committee does not seek to belittle the suffering of the families of murder victims, and recognizes and endorses a government’s duty to protect the rights of all people under its jurisdiction. However, executions are a symptom of a culture of violence rather than a solution to it. By executing a person the state commits a premeditated killing and shows a similar readiness to use physical violence as the criminal.

In Belarus the use of the death penalty is compounded by a flawed criminal justice system that administers capital punishment in a manner that violates international laws and standards pertaining to the death penalty. There is credible evidence that torture and ill-treatment are used to extract “confessions”; condemned prisoners may not have access to effective appeal mechanisms; and the inherently cruel, inhuman and degrading nature of the death penalty is compounded for death row prisoners and their relatives by the secrecy surrounding the death penalty. Neither prisoners nor their families are told the execution date in advance and prisoners must live with the fear that every time their cell door opens they may be taken for execution.

We call on the President and Parliament of Belarus to immediately declare a moratorium on death sentences and executions as a first step towards full abolition of the death penalty.

sabato 29 novembre 2014

Belarus - Join “Cities for Life - Cities Against the Death Penalty” campaign on November 30

VIASNA
The campaign “Human Rights Defenders against the Death Penalty in Belarus” urges everyone to join the initiative “Cities for Life - Cities Against the Death Penalty”, which will take place on November 30.
The initiator of the annual event is the Catholic Community of Sant’Egidio – one of the largest campaigns struggling for the inalienable right to life.

The date was chosen because on this day in 1786 the Italian Duchy of Tuscany for the first time in the history of European states abolished the death penalty.

The event is held in those countries where the death penalty is no longer applied in practice: the cities without the death penalty illuminate their famous architectural monuments and squares in support of the right to life. On this day, concerts, meetings, demonstrations, discussions on the death penalty are held worldwide. In this way, human rights defenders, civil society activists and ordinary citizens try to prove that this kind of punishment is unacceptable in all cases without exception: “Any death sentence is an affront to human dignity, any penalty is a sign of a culture of violence, not a means of suppressing it.”

The first global event was held in 2002.

Despite the fact that the Belarusian authorities have not abandoned the death penalty, human rights defenders and civil society activists join this initiative with the hope that the Belarusian society will actively speak out against this inhumane punishment.

To join the campaign “Cities for Life - Cities Against the Death Penalty” you can:
Make a selfie in your native city on the background of a famous building, post the image in any social network with the hashtags #citiesforlife #ЗаЖыццё
Download and post the campaign’s logo with the hashtags #citiesforlife #ЗаЖыццё
Follow the link and paste picbadges on your photos on Facebook
Download and print the images, have your picture taken with them and post them on your social networks account with the hashtags #citiesforlife #ЗаЖыццё
Sign a petition against the death penalty in Belarus

We are grateful to all the indifferent defenders of the right to life!

sabato 13 aprile 2013

Belarus - Peine de mort: une lettre pour avertir la mère que son fils a été exécuté

Amnesty International
Témoignage sur la peine de mort au Belarus : "Je n'arrive pas à croire qu'il n'est plus là"

Le 17 mars 2012, Lioubov Kovaliova a reçu une lettre de la Cour suprême du Bélarus l’informant que son fils, Vladislav Kovaliov, avait été exécuté. Elle n’avait pas été prévenue de l’imminence de l’exécution. Elle évoque, ci-dessous, son fils, ses recherches en cours pour retrouver sa sépulture, et son combat contre la peine de mort au Belarus.
Le fils de Lioubov Kovaliova, Vladislav Kovaliov – connu sous le nom de Vlad - a été arrêté à la suite d’un attentat à l’explosif perpétré au Belarus en avril 2011. Il a été condamné à mort en novembre de la même année à l’issue d’un procès inique. Ce jeune homme de 26 ans n’a vu son avocat que trois fois au cours de la procédure, et ses "aveux" ont été obtenus sous la contrainte. Il a plus tard retiré sa déposition, et aucun indice matériel n’a jamais permis d’établir un lien entre lui et l’explosion. Sa peine a été confirmée par la Cour suprême du Bélarus, ce qui le privait de la possibilité de faire appel.

Comment était votre fils ?
Vlad était un garçon joyeux et dynamique, et il était timide. Il aimait beaucoup la musique. Il passait son temps à lire. Il adorait la psychologie et cela l’a un peu aidé en prison, parce que c’était très dur à supporter. Vlad était très gentil avec ses amis et très fidèle en amitié. Aujourd’hui, ses amis viennent nous voir, pas très souvent, mais ils viennent, et ils essaient de me soutenir, et je vais mieux quand ils sont là.

Racontez-nous ce qui lui est arrivé.
J’ai appris son arrestation quand des policiers sont arrivés une nuit avec une autorisation de perquisition. Ils n’ont pas dit pourquoi ils fouillaient notre appartement ni pourquoi Vlad avait été arrêté. Quand un voisin a demandé aux policiers qui perquisitionnaient ce qui s’était passé, l’un d’eux a répondu que Vlad s’était trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Ils ne nous ont rien dit d’autre.

Comment avez-vous su qu’il avait été exécuté?
Pendant le procès, des gens venaient tous les jours au tribunal et n’appréciaient pas ce qu’ils y voyaient. Ils s’élèvent toujours contre cette condamnation. Je sais que j’aurais dû m’y préparer, mais je gardais espoir. À la lecture du verdict, dans la salle d’audience, je ne me souviens pas de ce qui s’est passé. Je ne me souviens même pas que Vlad a essayé de communiquer avec moi, même si des gens m’ont raconté qu’il m’avait fait signe de ne pas pleurer.

Les 13, 14 et 15 mars, l’avocat de Vlad a essayé de le voir, mais il n’y a pas été autorisé. Bien sûr, à ce moment-là, je ne me doutais pas un instant que Vlad était parti – je ne sentais rien. C'est quand j’ai reçu la lettre de la Cour suprême que j’ai compris.

Qu’avez-vous fait pour savoir où il avait été enterré ?
Nous avons demandé à Loukachenko (Alexandre Loukachenko, président du Bélarus) de prendre un décret autorisant la remise des corps des personnes exécutées à leur famille ou au moins de fournir des informations sur l’emplacement de la sépulture. Ils n’ont aucune raison de ne pas remettre les corps aux familles ou de ne pas révéler le lieu d’inhumation. Loukachenko pourrait au moins nous dire où se trouve la tombe de Vlad.

Nous avons demandé aux autorités de nous expliquer pourquoi, mais elles ne savent pas quoi répondre. Je pense qu’elles ne savent pas elles-mêmes d’où vient cette loi qui les empêche de remettre le corps à la famille et de révéler le lieu de la sépulture. C’est une torture pour une mère. Ils ont torturé mon fils pour obtenir la déposition qu’ils voulaient, et aujourd’hui ils me torturent, moi.

Qu’est-ce qui vous a poussée à faire campagne contre la peine de mort ?
Au début, c’était la peur. J’ai vu comment les preuves étaient obtenues, et qu’une déposition était considérée comme une preuve, quelle que soit la méthode employée pour l’obtenir.

J’ignore si nous réussirons, mais je pense que c’est possible, avec l’aide de la société, de la population. Il est possible de faire changer la législation pour arriver à l’abolition de la peine de mort.

Plus de 400 personnes ont été exécutées au Bélarus au cours des vingt dernières années : personne n’en a parlé, personne n’a jamais rien dit, et les prisonniers ont été abattus. Tout le monde devrait être au courant.

Levons le secret entourant la peine de mort au Bélarus